Retour vers l'Italie: 21 Juillet

9h00, La mise à jour terminée, je descends prendre le petit déjeuner, de format international. Le cadre est là, Les ingrédients sont en place, mais cela sent l'artificiel, comme le jus d'orange. Les oeufs au plat sont préparés à l'avance, il n'y a que du thé vert ou de la camomille... J'aurais préféré moins clinquant, mais plus professionnel. En fait, le petit-déjeuner est à l'image de cet hôtel. Cela ressemble au luxe, mais il ne faut pas regarder dans le détail: la plomberie non fixée, les plinthes qui tombent...les serrures automatiques qui se bloquent... Il y a de l'arnaque dans l'air. Mais bon pour le moment cela fonctionne encore...

10h00, je me rends à la billeterie chercher mon pass pour le bateau. Ensuite j'irai faire un tour de ville. Bien m'en a pris, car si le bureau me délivre bien un billet, l'employé me dit que le N° porté sur le bon de livraison ne correspond pas au bateau qui part aujourd'hui. Il m'invite à me rendre au bureau d'une autre compagnie qui me l'échangera. Bien entendu, l'autre bureau refuse et me renvoie au premier qui refuse à son tour... Bref, en faisant un peu de bruit, plusieurs personnes interviennent et le 1er bureau accepte de bouger. Je lui dis que c'est simple. il suffit d'annuler le billet et de m'en donner un autre. L'employé me répond que ce n'est pas si simple, qu'il connaît son job", Je lui réponds que je sais ce que j'ai acheté et que je connais bien mes besoins....expertise professionnelle expertise d'usage ne font pas ici bon ménage. Je vois bien que je les agace et j'entends des propos qui ne doivent pas être aimables à l'égard du français ou des français en général...30mn plus tard l'autorisation arrive. Le tampon "cancelled (annulé)" est apposé sur le billet et aussitôt, un nouveau billet est émis.

Plus le temps pour le tour de ville. je me dirige vers le port, passe la première barrière, mais doit attendre que la douane ouvre. Il me reste le bar du port où je bois une dernière bière albanaise.
11h30, je passe la douane. Mes sacoches sont rapidement fouillées. On me laisse les bières que je ramène à Mathilde pour sa collection. Je pénètre dans le ventre du bateau. Il y a deux camions et cinq voitures, nous ne devrions pas être très nombreux.

Les préparatifs ne sont pas finis,le personnel est sur le pont. Je croise un jeune qui me propose une visite guidée.

C'est un vieux bateau, construit en 1965. On le ressent dans l'architecture compliquée, les nombreux ponts et escaliers, les vitres en verre...Je m'installe à l'arrière sur un pont intermédiaire, à l'ombre. Je reprends la lecture de Churchill, puis entame une sieste, très agréable. Voyager c'est aussi savoir attendre.
13h00, toujours pas parti, je me dirige vers le restaurant afin de dépenser mes derniers leka. Erreur, ils n'acceptent que les euros. Me voilà donc avec 1700 leka en poche.
13h45, c'est enfin le départ.

J'assiste aux manoeuvres au plus près du personnel. Sur les bateaux modernes ce n'est plus possible.Je me positionne ensuite, sur unpont orienté au nord, à l'abri du soleil, Je reprends ma lecture et poursuis par une nouvelle sieste. Nous voguons à 30km/h. A mon réveil je me dirige vers l'un des salons, commmande un café et m'attache à traiter quelques mails professionnels puis me mettre à nouveau sur le blog.
Churchill touchait 100£par semaine pour produire en voyage ses articles. Qui va me payer?

16h30, je monte sur le pont supérieur avant pour profiter de la vue vers l'Italie encore lointaine. Nous sommes trois. Bien m'en a pris car au bout de quelques minutes comme à l'allé, les dauphins font leur apparition. Je préviens mes voisins. Cette fois, ils restent plus longtemps, n'hésitant pas à passer sous le bateau. j'ai tenté de filmer, mais sans beaucoup d'espoir.

18h00, nous pénétrons dans les eaux territoriales de l'Italie, les communications téléphoniques sont de nouveau possibles. Le contact est établi. Véronique fait escale à Rome, Françoise et Bertrand, nos amis viennent de prendre possession du B&B à Brindisi. L'entrée dans le port se fait normalement. le quai de débarquement se situe loin du centre de ville. Mais toujours pareil, à vélo, on sort vite du bateau, on rejoint rapidement les postes de police et de douane. Je suis le premier sorti. A 20h00, je suis en ville, le temps de poser le vélo, de boire une bière et nous partons vers l'aéroport en voiture récupérer Véronique. 21h30, c'est fait. retour vers le centre de ville et dîner en terrasse au pied d'une colonne Trajan.

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