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De Kavaje à Vlore

21 Juillet 2017 , Rédigé par Philippe Thillay

l'hôtel

7h00, le départ. En route pour une centaine de km au travers l'Albanie  de la plaine. L'heure matinale offre une température clémente  (23°C déjà). J'emprunte  une petite  route  collée à la 4voies. Elle sert de desserte locale. C'est bien plus tranquille que sur la grande route. Mais cela ne dure pas. J'arrive bientôt dans l'enceinte d'une carrière de sable. On me fait comprendre  que je dois remonter sur la route principale. En fait  toute la journée  je devrai jongler entre  nouvelle  voie rapide qui recouvre tout ou partie de l'ancienne.
Sinon  tout va pour le mieux. Le vélo fonctionne toujours  correctement . Il est silencieux,  confortable, maniable, réactif...Un garagiste  m'a bien gentiment regraissé ma chaîne. Le vent 3/4 arrière me pousse vers le sud et me garantit une certaine "fraîcheur".
Après une heure de pédalage, je détourne ma route vers une ville, histoire de  trouver un distributeur automatique.  Il y a en un au carrefour central. Ici comme ailleurs, on me  regarde, ou plutôt on observe le rétroviseur portatif fixé sur es lunettes. Souvent on me félicite pour ma  trouvaille. (j'y reviendrai).


Le retour vers la route  se fait au travers un pont  dont le revêtement date. Mais ça le fait. Le long de la route je regarde les femmes  travailler dans les champs. Elles cueillent des poivrons. je n'avais jamais vu de champs de poivrons.
15km encore, et  je  une halte petit-déjeuner  dans une  station service. Au menu Pepsi-colà et cakes au chocolat. Tout au long  de la journée  je ferai de nombreuses haltes pour étancher ma soif; en alternance  bière et eau sans compter le plein (d'eau) de mes bidons. J'ai dû boire plus de 10l dans la journée.

Station de lavage

je reprends ma route, c'est impressionnant  le nombre de stations de lavage que je rencontre. Les albaniais entretiennent  leurs voiture. Il ya  également  beaucoup d'hôtels restaurants. Certains  sont fermés font penser au film "Bagdad Café.

D'autres  sont tout neufs  mais ont l'air peu fréquentés. Investissements  d'émigrés, cédant au mythe de la libre entreprise? Blanchiment  d'argent  comme dans l'Italie pas si lointaine?...Les deux peut-être. 
j'observe par ailleurs, plusieurs chantiers  financés  notamment par l'Union Européenne et  parfois aussi l'ONU.


La vielle  route  s'écarte du tracé actuelle et serpente au pied des collines environnantes. Les rafistolges  laissent par moment entrevoir le revêtement initial. cette mosaîque donne à penser à ce que devait  être le régime à la fin  des années 80. Des cataplasmes  sur une jambe de bois. Ici comme ailleurs le fer  a disparu, refondu par les trafiquants. L'image de la route 66 surgit  également, le mythe en moins. Peut-être viendra-t-il un jour,comme on peut le voir parfois en Allemagne de l'est ou en Russie?...

Midi, je fais stop à l'entrée de Fier, une grande ville  carrefour au milieu des terres. L'échoppe  est tenue  par  quatre femmes efficaces, serviables, souriantes. Elles me proposent  des Byrreck, sortes de tartes fourrées au fromage, épinard ou à la viande. Ils sont excellents, ainsi d'ailleurs que leur yogourt.  Je m'installe sur la terrasse, à l'abri d'un bel olivier. la maison  ne désemplit pas. les  voitures  s'arrêtent  quelques minutes. les occupants, souvent des hommes  (c'est normal puisque les femmes travaillent), mangent rapidement et repartent. lLa petite  aire de parking est aussi  une aire  d'échanges  de  biens,de personnes.... un air de caravansérail.

Fier  est une grande ville colorée, ouverte au monde. les  avocats y font affaire, je verrai plusieurs  affiches proposant leurs  services  pour  gérer  l'espace Schengen.
Je suis une large  avenue, rencontre un grand immeuble  hébergeant  le Parti Démocrate dont l'emblème semble être une gitane  comme sur nos anciens paquets de cigarettes.

Le parti démocrate

Dans le village  suivant  je rencontrerai le Parti Socialiste  située juste enfin de ce qui devait être si j'en crois la fresque, un ancien bâtiment officiel. Je retrouverai de tels vestiges  à l'entrée de Vlore, le terme de mon voyage.
Sur la route  j'achète  une grappe de raisin à un vieux monsieur qui me garanti qu'il a été coupé ce matin dans son jardin à quelques pas, sans passé par les marchés de Fier ou Vlore. 

J'arrive  enfin  sur les marais  salants  au voisinage de Vlore. De loin, je  croirais revenu 3 ans en arrière aux abords du Grand Lac Salé de l'Utah.

Je m'approche, rencontre un ouvrier, lui lui demande si je peux entrer. Il me dit  d'attendre le "Capo", le chef qui me donne l'autorisation. Un festival de couleurs. Véronique y serait  des heures!
je repars  et visite un dernier  village  au sommet  d'une colline dont la route  d'accès termine à 18% (la Planche des belles filles, les bagages en plus). Une mosquée occupe la petite place centrale,.Ma présence étonne.
Au sortir, je croise  sur une colline encore  une église  catholique. plus loin je  croiserai une grande mosaique à la gloire du socialisme triomphant,

tandis qu'à l'entrée de Vlore sera indiquée une  église orthodoxe. je me rappelle  quand je lisais à Léo à haute voix pour l'endormir le livre "géostratégie en médittérranée, les risques de conflits". La zone  où je suis  y occupais une place centrale:orthodoxo-communistes, musulmans et catholiques... toujours à deux contre un...depuis des siècles.
Au sommet de la dernière côte  je  rencontre le bibendum michelin, le  vrai. Il indique un garage  au nom insolite. 
C'est la descente enfin sur Vlore, ce grand port à l'entrée de la mer ionienne. Il faut me rendre sur le port  trouver le point de départ du bateau. En chemin, je prends une photo d'une femme  avec une ombrelle. j'En ai vu plusieurs... Serait-ce une survivance de l'époque  où la Chine, le grand frère  ravitaillait l'Albanie?


Le port  trouvé, je choisis un hôtel à quelques mètres. une fois les procédures habituelles accomplies, je pars, tout frais, en quête d'un dîner. J'opte  pour un restaurant familial(un vrai cette fois). L'esplanade  qui mène à l'hôtel est noire de monde, à l'aller comme au retour. U public populaire, des familles en vacances . Il y  a un eu de Michel Jànasz, ici sauf qu'il n'est pas conseillé, de sucer les glaces à l'eau (tourista oblige).
Il es temps de retourner à l'hôtel, mettre à jour le blog


 
 

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B
j'ai hâte de pouvoir voir les photos et d'entendre de vives voix tes commentaire...
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P
Cher Philippe, c'est avec curiosité et grand plaisir que je lis ton blog. Avec tous mes encouragements, Pim
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C
Voyage géostratégique !! L'Europe et sa diversité ...<br /> En vue de ton point de chute final ?
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