Athènes
Thèbes dont il ne reste presque rien de la ville antique, a été longtemps la rivale d'Athènes. Elle se trouvait à la croisée des chemins entre la mer Egée à l'est, la mer Ionienne à l'ouest, la Macédoine au nord, puis Athènes au sud-ouest et Corinthe au sud.
Pour quitter la vallée, il faut franchir une série de collines, culminant à près de 600m. A vélo, on comprend pourquoi la Grèce, à la différence de Rome, s'est constituée autour de cités autonomes, nouant des alliances plus ou moins pérennes. La communication n'est pas facile à établir, même si aujourd'hui le revêtement récent et de très bonne qualité facilite l'ascension.
Arrivé au sommet, un panneau souhaite la bienvenue en Attique. C'est là que je ferai une longue pause déjeuner autour de la traditionnelle salade grecque. Le contact est établi avec Françoise, Véronique et Bertrand. Je récupère l'adresse de l'appartement à Athènes où nous devrions établir la jonction vers 18h00.
Ensuite, commence une longue descente vers la mer, au travers les collines verdoyantes, sur un revêtement toujours aussi agréable. Des pointes de vitesse à 55km/h se font sans souci.
Au cours de cette descente, je reçois deux messages m'invitant à me méfier des tremblements de terre, bizarre. Plus tard, j'apprendrai que venait de se produire un séisme (5,3 sur l'échelle de Richter) dont l'épicentre était là où je me trouvais à midi. Pour ma part je n'ai rien ressenti.
Au bas de la descente, j'entre dans la zone portuaire à proximité d'Athènes. Pendant maintenant près de 40km, ce ne sera que successions de zones artisanales, zones industrielles, logistiques... avec au milieu, un habitat souvent précaire. Pour éviter le lourd trafic des camions, je suis l'itinéraire proposé par Google « piétons ». C'est plus tranquille, mais les routes ne sont plus aussi confortables que celles du matin.
Une dernière côte, pour sortir de la vallée et entrer dans Athènes, est la bienvenue. Maintenant c'est une longue descente au travers les faubourgs, laissant apparaître le Parthénon au loin. Et enfin j'entre dans le cœur de ville.
Les changements de direction se succèdent, le GPS s'y perd un peu, mais vers 18h30 je suis au 20 rue Dryopon où au 3eme étage on m'attend. Il ne reste plus qu'à prendre l'ascenseur...
Une bonne douche et c'est autour d'un verre, dans un restaurant du quartier que se font les retrouvailles.
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