Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
pthillay.overblog.com

Bienvenue en France

13 Août 2017 , Rédigé par Philippe Thillay

Tous les faits rapportés dans  ce billet  se sont  déroulés dans la journée du vendredi 11 août, j'ai tenté  d'en exposer un fidèle compte-rendu.

Publicité
La gare de Mont-Dauphin

Vendredi 7h00, la nuit fut bonne. Afin d'organiser au mieux ma matinée, je vérifie l'horaire du  train. Je constate  qu'il n'est pas fait mention  de mon vélo sur le billet. Je décide donc d' aller  vérifier à la gare, située à quelques mètres. Les TGV sont  des espaces réduits où il n'est pas facile de caser un vélo. Bien m'en a pris.
A la gare, le guichetier n'est pas celui d'hier. Il me conseille  dans un 1er temps de voir cela avec le contrôleur qui devrait trouver un arrangement. D'expérience je préfère refuser. Le guichetier procède alors au changement  mais m'annonce qu'il y aura nécessairement des frais, autres que le coût du vélo. Je m'en étonne, soulignant l'erreur de la SNCF.

 Il me répond "Encore faut-il le prouver? De toute façon  c'est comme cela, la machine  ne permet pas autre chose". Je m'étonne à nouveau de cette relation particulière à la clientèle, je souligne qu'il pourrait me proposer au moins, de contacter le service commercial, que pendant plusieurs jours en Italie, j'ai voyagé en train, que partout j'ai trouvé des gens disponibles pour faciliter mon voyage. En réponse  j'entends "la SNCF est la meilleure au plan de la sécurité, que de toute façon, mon métier à la base n'est pas de vendre des billets...". j'arrête là, j'enverrai un mail  au service commercial .

Pour le reste le voyage se passe bien, excepté que  dans le TER m'acheminant vers le TGV à Valence, il m'est impossible  seul, de suspendre mon vélo dans l'espace approprié. J'arrive  comme prévu Gare de Lyon à Paris et sur l'esplanade devant la gare, je décide de prendre une photo de mon vélo.

De dos l'employé de la société Lancry

Soudain une interpellation "Hep vous là, il est interdit de prendre des photos". Je me retourne, regarde autour de moi, c'est à moi que s'adresse un employé vêtu d'une veste uniforme au logo de la  société Lancry. " En France il est interdit de prendre en photos les gares, les bâtiments, publics, les parcs, les jardins..".me dit l'employé. Je m'en étonne, souligne que ce n'est pas vrai... Il me répond "C'est ainsi, je connais les règles,  je sais  ce que je dis...C'est l'état d'urgence."Il a l'air très énervé. J'ai autre chose à faire.Je prends une dernière photo et m'en vais.  Heureusement  que nous  sommes en Démocratie,  que l'accès aux armes  est encore réglementé, pense-je.

le logo de la société affiché sur la veste uniforme

Je reprends ma route à vélo, direction  Gare St Lazare via Bastille, avenue de Rivoli, de l'Opéra, la Chaussée d'Antin puis la rue St Lazare. J'emprunte un large couloir de bus permettant  une facile cohabitation  entre le bus et le vélo. A l'approche  d'un passage piéton je ralentis  pour céder le passage. J'entends alors derrière moi, le signal sonore de plus en plus pressant  d'un bus. Je décide donc de forcer le passage, le bus fait de même, les piétons n'on qu'à bien se tenir.  Puis le  bus à soufflet continue, me dépasse et me  coince ostensiblement  contre le trottoir. Je suis obigé de stopper si je ne veux pas être  écrasé. Je  redémarre  et au feu rouge suivant  m'approche  du bus  et  frappe à la fenêtre du conducteur.  Il ne daigne pas répondre. Je me positionne devant et  refuse de démarrer  quand le feu passe au vert. Il me regarde enfin et me fait comprendre alors  que mon vélo est  trop large!!!... On croit rêver.

J'ai un train  à prendre, je continue donc.  Gare St Lazare sur le quai, il y a sur chaque côté du quai un train, l'un en direction du Havre (un Corail),via Rouen, l'autre un omnibus terminus Rouen. Je demande à l'un des contrôleurs si je peux  prendre l'omnibus. il est moins rapide, mais c'est un train moderne plus facile d'accès pour les vélos que les Corails. Il demande  à voir mon billet et me dit que c'est impossible  sauf un surcoût de 7€ puisque j'ai un e-billet. Les nouveaux outils  sont moins  souples  que les anciens billets...La  SNCF nous aide décidément à préférer le train. Je regrette déjà l'Italie et la disponibilité de ses personnels.

Autant "d'agressions" en une seule journée: le fruit du hasard? L'expression d'un syndrome  français? Un comportement parano de ma part?...En tout cas, la remise au pas  est brutale.

Heureusement...j'arrive enfin à Rouen et remonte vers notre maison située à quelques centaines de mètres. Je pense à Gribouille, le chat  que Mathilde nous a laissé quand elle est partie au Cambodge, il y a bientôt 4 ans. Personne ne l'a plus vu  depuis un mois maintenant et l'on craint le pire. Véronique  a prévenu Mathilde. Elle lui a répondu "Gribouille est  parti en vacances, il attend que Papa revienne". J'entre par la porte du garage, pose mon vélo, décroche  mes sacoches  et ouvre la porte qui donne sur l'escalier du jardin. Il est là assis en haut des marches. Gribouille, le chat de Mathilde!. Il est rentré de vacances. Mieux  que dans les livres!...

Gribouille le chat de Mathilde m'accueille à l'arrivée


 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Les aventures de Monsieur Hulot face à la relation client en France ... désillusions sur notre qualité de services et bienveillance spontanée. .. Bon retour Philou et caresse au chat de Mathilde
Répondre