I've got Goth!

La météo semble vouloir tenir ses promesses.Le temps est frais, mais le ciel se dégage. C'est donc à vélo que je vais tenter de franchir le col. 9h30, le départ. Cela commence par un raidillon de 4km aux multiples lacets, jamais à moins de 7%. Dans un premier temps, la route ménage un couloir pour les cyclistes, mais cela ne dure pas. les travaux sont en cours. Pas facile de cohabiter, Notamment sous les pare-avalanches où la route est étroite. Il faut se frayer un chemin entre le mur et les voitures. Mais au bout c'est le village d'Andermatt et son plateau qui s'ouvre en direction de plusieurs cols dont le mien.

Nous sommes en haute-montagne. Le soleil est au rendez-vous, la pente devient moins raide, le vent est dans le bon sens. Que demandez de plus?
Mais cela ne dure pas
Il faut attaquer le 2ème mur. 8 km jusqu'au sommet. La route est belle, le trafic moins important et à 4 km du col, les cyclistes sont invités à suivre une piste dédiée. Super!

Pour autant, le plaisir est de courte durée. La piste est en fait, l'ancienne route entièrement pavée jusqu'au sommet. Paris Roubais en pleine montagne, on rêve!
Au bout du compte, après 3h00 de tours de pédales, j'atteins le sommet à 2100m d'altitude. J'y suis passé en 2006 avec Mathilde, ma nièce Andréa et Véronique. Rien n'a changé. Même la diligence qui convoie les voyageurs à la mode ancienne d'un versant à l'autre est au rendez-vous.

Je déjeune d'un hotdog. Fait remarquable la seveuse me parle en français.Renseignement pris, nous sommes entrés dans le canton du Tessin. A l'école on apprend l'italien puis l'allemand et le français. Ce n'était pas le cas dans le canton allemanique d'Uri que je viens de quitter. Un pays, deux religions traditionnelles, quatre langues et pourtant une solide unité.
Ce n'est pas le tout, il ne fait pas chaud, il est temps d'entamer la descente. De ce côté c'est 12 km de route pavée. un impressionnant mur vertical aux innombrables lacets. La moyenne n'augmente pas beaucoup.

Cela s'arrange par la suite. On retrouve une route normale et c'est parti pour 40 km de descente avec vent arrière. Vers 17h00 je suis aux abords du lac de Locarno et décide faire halte.
Je trouve un hôtel tranquille, procède au rituel du soir, puis c'est picnic dans un parc public et l'écriture du compte rendu dans un bar à côté de l'hôtel avec une bière pour accompagner tout cela.

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