Ancone et l'embarquement

Ce matin, c'est quartier libre ou presque, je dois aller récupérer mon billet de bateau et d'expérience, je sais que ce peut être une aventure. Ce fut le cas. Mais avant il faut descendre le vélo depuis l'appartement où je l'avais monté.
Le bureau des compagnies se trouve à l'autre bout du port à 3km du qui d'embarquement. La signalisation est plus que sommaire. Heureusement je suis à véélo.
10h, je suis au bureau. il est ouvert mais il n'ya pas d'employés. 30mn plus tard, les choses s'arrangent, mais pas pour tout le monde. La première famille qui se présente est refoulée, les passeports ne sont pas en règle (cf.Véronique pour en savoir plus). A mon tour, tout se passe pour le mieux. Muni de bon d'embarquement, je peux visiter la ville.

Je monte tout de suite à l'assaut de la Cathédrale, perchée sur une colline. je suis récompensé de mes efforts. Elle apparaît illuminée par le soleil aussi étincelante que l'immaculée Conception. A l'intérieur, il fait bon et l'ensemble est somptueux. Elle est construite sur le modèle des basiliques romaines, une croix au quatre branches identiques.Les styles s'associent. roman, baroque, contemporain, les styles se répondent se complètent, sans jamais mettre en cause l'harmonie générale. La lumière extraordinaire découpe au cordeau les espaces, démultiplie les effets...

Même la momie du Martyr local, visible dans crypte vaut le détour.
Mais ce n'est pas tout, la pierre ne nourrit pas. je me mets en quête d'un repas. J'opte un restaurant "familial" repéré la veille. En fait, c'est un restaurant "macrobiotique" qui milite pour la sobriété heureuse. C'est une association écolo qui me sert une super assiette végétarienne.Elle propose plein d'autres activités. On me propose d'adhérer, mais je décline l'invitation... Faut pas exagérer.

En sortant je prends l'avenue de la Victoire. Elle prolonge, comme il se doit, le Cours Garibaldi et croise la place Cavour. Elle débouche une esplanade magnifique où les couleurs se marient parfaitement: le vert du parc, l'outremer de la mer, l'azur du ciel et la blancheur de la falaise...On resterait des heures, mais il faut continuer.

Un petit tour sur la plage en contrebas par l'ascenseur, un petit café au bar de la plage et retour vers le B&B.
j'y reprends mes sacs, dit au revoir à mon hôte, fait quelques course pour le picnic du soir et en route vers l'embarcadère.
15h30,j'y suis. En vélo c'est bien. on double les voitures qui font la queue, on va plus vite que les piétons. Pour autant arrivé sur place j'apprends que le bateau n'est pas encore là. Retard annoncé.
J'en profite pour faire le tour du port, visiter le chantier naval. Ici aussi Ancien et Contemporain font bon ménage. les murs du port romain n'ont pas été détruits et longent les construction modernes. Arrivé au bout de la jetée, je vois enfin notre bateau arriver.

Je retourne donc vers le point d'embarquement sachant que nous avons du temps devant nous. J'arrive au moment même de la sortie des ouvriers du chantier naval. J'ai largement le temps de partager une bière avec certains d'entre eux.
Au détour de la conversation, je rencontre un australien qui fait en vélo Londres Istambul. j'avais vu son engin le matin, j'avais cru que c'était une moto. Mais elle n'a pas de moteur. Avec son vélo, il fait 100 km par jour, il a même monté le Mont-Ventoux (j'ai pris une photo de l'une de ses photos).

J'ai rencontré aussi deux français à moto, adeptes de la sobriété mais pas heureuse. Il parle de sa moto comme de sa femme qui pour autant, ne semble pas jalouse. Il n'aime pas Macron qui veut taxer les vieilles motos.
18h00, nous sommes les premiers à monter à bord. j'ai une cabine pour moi tout seul, j'ai le temps de prendre une douche avant de rejoindre le pont pour le départ.
Je m'attaque au compte rendu. 21h, nous partons


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